À Tours, des jeunes expriment leur peur des violences racistes après Trappes
Plusieurs centaines de personnes se sont réunies lundi 26 octobre, à partir de 18 heures, place Jean Jaurès à Tours, en hommage à Pengo Bossio Wangi. Il a été tué pour des motifs racistes lors de l’attentat de Trappes, qui a fait plusieurs victimes. Parmi les participants, des jeunes ont exprimé leur inquiétude face aux violences racistes.
Mawu, un Tourangeau noir de 22 ans, est venu manifester son indignation. Il redoute d’être lui-même visé : « Ça peut tomber sur moi, ça peut tomber sur quelqu’un ici, juste parce qu’il est noir ». Il s’inquiète de violences qu’il juge de plus en plus nombreuses et graves en France.
Sa crainte concerne aussi Tours, après les affrontements entre une milice d’extrême droite et des manifestants antifascistes, samedi 24 octobre. Pour lui, les racistes ont désormais moins peur. Il attribue en partie cette décomplexion à la place accordée à l’extrême droite dans les médias, notamment à la télévision.
Lilia, 21 ans, qui habite à l’est de Tours, a également participé à l’hommage pour soutenir les victimes. Elle craint que cet attentat soit vite oublié et souligne l’importance de se rassembler pour montrer une opposition à ces actes, quelle que soit la couleur de peau.
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