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Vendanges avancées en Touraine : chaleur, sécheresse et inquiétudes

Élise Pommereau-Valençay 2 min de lecture

En Touraine, les vendanges 2026 ont bousculé les habitudes. Alors que les domaines viticoles ligériens commencent généralement à récolter en septembre, certains avaient déjà terminé à la fin août, selon 37degres-mag.fr. En cause : une chaleur intense et la sécheresse, qui ont accéléré la maturité du raisin.

Au Domaine Vincent Lacour, à Saint-Georges-sur-Cher, en appellation Touraine, la récolte était terminée samedi 29 août. Le vigneron explique à 37degres-mag.fr avoir été surpris par une maturité très atypique, malgré des signes déjà visibles au printemps : débourrement précoce, végétation en avance et manque de pluie.

Des raisins mûrs plus tôt, mais plus fragiles

Le mois d’août a changé le calendrier. La chaleur a concentré les raisins et fait monter rapidement le taux de sucre. Pour les domaines, l’enjeu était de vendanger vite afin d’éviter des vins trop alcoolisés. Vincent Lacour indique déjà atteindre 13,5 degrés, dans un marché qui demande plutôt des vins moins alcoolisés.

La chaleur a aussi rendu les raisins plus sensibles. Le domaine a dû travailler de nuit pour préserver le fruit, avec des journées dans les vignes qui s’arrêtaient en fin de matinée. Côté volume, Vincent Lacour évoque une récolte faible, inférieure à une demi-récolte, avec 600 à 700 hectolitres.

De l’autre côté de la Loire, Emmanuel Trigaux, du domaine Trigaux-Mureau, a terminé ses crémants. Il estime que les 50 mm d’eau tombés la semaine dernière ont évité un démarrage encore plus précoce. Les rendements lui semblent corrects sur les sols riches, mais il signale de la mortalité sur les sols sableux, où la vigne souffre et où les raisins restent très petits.

Moins de maladies, mais des questions économiques

Les deux vignerons relèvent un point positif : la faible présence de maladies, notamment en raison du temps sec. Mais la qualité reste à préciser. Emmanuel Trigaux évoque des rouges hétérogènes, colorés et sans doute tanniques, avec une inquiétude sur la perte d’acidité liée à la chaleur.

Au-delà du millésime, les professionnels interrogés par 37degres-mag.fr s’inquiètent pour l’avenir. Petites récoltes répétées, baisse de consommation, prix de vente qui ne suivent pas, charges et investissements : les difficultés s’accumulent. Vincent Lacour souligne que les jeunes installés sont particulièrement exposés.

Source : 37degres-mag.fr

Élise Pommereau-Valençay

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