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Après les violences à Tours, Emmanuel Denis interpelle le gouvernement

Élise Pommereau-Valençay 2 min de lecture
Après les violences à Tours, Emmanuel Denis interpelle le gouvernement

Au lendemain des violences commises samedi 17 octobre en marge de la manifestation à Tours, le maire Emmanuel Denis condamne des faits d’une gravité exceptionnelle. Une vingtaine de commerces du centre-ville ont été pillés, saccagés ou incendiés.

Dans un communiqué, le maire exprime sa solidarité avec les commerçants, leurs salariés, les habitants et toutes les personnes touchées. La Ville de Tours annonce se mobiliser pour permettre un retour à la normale dans les meilleurs délais.

Ne pas confondre manifestants et casseurs

Emmanuel Denis refuse d’assimiler les auteurs des pillages et des dégradations aux milliers de personnes ayant manifesté pacifiquement. La préfecture d’Indre-et-Loire a comptabilisé jusqu’à 12 300 personnes au plus fort de la mobilisation samedi. Le maire évoque une mobilisation historique, d’une ampleur rarement atteinte dans la ville.

L’élu soutient les revendications portées lors de la manifestation, liées notamment à la vie chère, aux inégalités et à la précarité. Il souligne aussi la présence importante de jeunes dans le mouvement et appelle à leur donner des perspectives.

Un appel à des réponses politiques

Pour le maire de Tours, la violence ne peut pas répondre à la colère sociale. Il estime toutefois qu’un apaisement passe par la justice sociale et l’écoute de la jeunesse. Emmanuel Denis demande au gouvernement de prendre ses responsabilités.

Il critique les déclarations du Premier ministre Sébastien Lecornu appelant chacun à choisir son camp. Le maire considère que la protection des personnes et des biens, le droit de manifester et la reconnaissance des revendications sociales doivent être menés de front.

Emmanuel Denis s’associe également à une démarche engagée par les maires de Paris, Marseille et Lyon pour prévenir de nouveaux événements. Il met en doute les stratégies de maintien de l’ordre, alors que la préfecture d’Indre-et-Loire écarte tout raté dans ce domaine, rapporte ici.fr.

Source : ici.fr

Élise Pommereau-Valençay

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