Couvre-feu suspendu à Tours : Emmanuel Denis dénonce la décision de l’État
Le couvre-feu prévu samedi 31 octobre dans le centre de Tours a été suspendu par la justice un peu plus d’une heure avant son entrée en vigueur. Ce lundi 2 novembre, le maire Emmanuel Denis a de nouveau exprimé sa colère contre cette décision préfectorale et, plus largement, contre le gouvernement.
Le préfet avait également interdit les manifestations dans le périmètre du centre-ville. Malgré cette interdiction, 12 000 personnes ont manifesté, selon le chiffre avancé par le maire. Le week-end a aussi été marqué par de nouvelles violences et dégradations place Plumereau, avenue de Gramont et rue de Bordeaux.
Une mesure jugée disproportionnée
Le couvre-feu n’a donc pas été appliqué. Emmanuel Denis rappelle que le tribunal administratif d’Orléans a jugé cette mesure disproportionnée. Il critique à la fois son calendrier et ce qu’il décrit comme une volonté d’éteindre la ville.
Le maire dirige surtout ses reproches vers le pouvoir national. Il estime que les responsables locaux appliquent les consignes du gouvernement et dénonce un manque de dialogue. À ses yeux, la mobilisation traduit une accumulation de colères et de frustrations, notamment autour des retraites et du climat.
Le maire annonce sa présence le 5 novembre
Emmanuel Denis demande le rétablissement du droit de manifester et appelle l’État à assumer ses responsabilités. Il sollicite aussi l’aide des organisations syndicales pour que la prochaine mobilisation se déroule dans le calme.
Une manifestation est annoncée le 5 novembre à l’appel de ces organisations. Le maire affirme qu’il sera dans le cortège et souhaite une mobilisation forte, mais pacifique.
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